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L’Afrique et le Changement Climatique : Les Fonds Pour le Climat et la Voie Vers L’énergie Verte

  • Yazarın fotoğrafı: Adem Aman Shibu
    Adem Aman Shibu
  • 2 gün önce
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Introduction


Les effets du changement climatique ne se limitent pas au continent africain ; ils constituent plutôt un problème d’envergure mondiale. À ce sujet, de nombreuses études, conférences, séminaires et travaux de recherche ont été organisés à différentes périodes. Néanmoins, la question demeure brûlante et cruciale, en particulier pour de nombreux pays africains. Plusieurs études mettent en évidence la grande vulnérabilité de l’Afrique face au changement climatique, citant l’Éthiopie comme exemple emblématique il y a une décennie. Aujourd’hui encore, ce pays promeut son Initiative pour un legs vert (Green Legacy Initiative), qui vise à planter environ 40 milliards de semis à travers le territoire national. Il s’agit là d’un exemple instructif, non seulement pour les autres pays africains, mais également pour le reste du monde.Outre cette initiative, l’Éthiopie montre la voie en accueillant la deuxième édition du Sommet africain sur le climat, prévue du 8 au 10 septembre 2025 à Addis-Abeba. Selon certaines sources officielles, environ 25 000 participants venus de divers continents — chefs d’État, ministres, représentants du secteur privé et experts des questions climatiques — devraient y prendre part. Par ailleurs, plusieurs sources rappellent que l’Afrique contribue le moins au réchauffement climatique, tout en en subissant l’un des plus lourds tributs : le continent ne représente qu’environ 3 à 4 % des émissions mondiales de CO₂ issues de la combustion d’énergie fossile, malgré une population équivalant à 17 % de la population mondiale.Le présent article s’intéresse donc à l’impact du changement climatique sur l’Afrique, aux fonds dédié au climat promis par les pays développés mais encore non versés, ainsi qu’aux solutions envisageables fondées sur l’énergie verte.


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Le Fardeau : İmpacts Sur La Société, L’économie et la Politique


La hausse des températures et les phénomènes météorologiques extrêmes s’intensifient en Afrique : vagues de chaleur, fortes précipitations ou modifications des régimes de pluie, inondations, cyclones et sécheresses prolongées deviennent récurrents.Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les impacts liés au climat entraînent des pertes économiques moyennes équivalentes à 2 à 5 % du PIB annuel des pays africains. L’OMM indique également que la crise climatique contraint plusieurs gouvernements à allouer environ 9 % de leur budget national à la gestion de ces problèmes. Les analyses économiques montrent que, lors des années de sécheresse, l’insuffisance des précipitations provoque un effondrement significatif du secteur agricole, comme on l’a observé en Éthiopie. Ces conséquences entraînent des effets multiples : insécurité alimentaire, dégradation des infrastructures publiques, insuffisance des services de santé, et migrations transfrontalières.Ainsi, le risque climatique n’est plus seulement un enjeu de développement, mais devient également un défi majeur pour la sécurité nationale et la gouvernance. Les effets socio-économiques sont dévastateurs. L’agriculture, qui constitue la base de l’économie et des moyens de subsistance de plus de 55 % de la population active africaine, est aujourd’hui gravement menacée. Les études révèlent qu’entre 1961 et aujourd’hui, la productivité agricole a chuté de 34 % sous l’effet du changement climatique. L’agriculture, dont dépendent la majorité des Africains, subit désormais des pluies imprévisibles et des invasions de ravageurs, entraînant une baisse continue des rendements et des revenus. Par ailleurs, l’augmentation des pluies torrentielles et imprévues provoque des inondations urbaines, endommageant les habitations et perturbant les transports. Ces phénomènes contribuent à la hausse du prix des denrées alimentaires et des carburants, tout en affectant l’emploi dans les secteurs public et privé.


En conséquence, plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une électricité fiable, ce qui accroît leur vulnérabilité. Ce déficit énergétique compromet des services essentiels : refroidissement lors des vagues de chaleur, chaîne du froid pour les vaccins, croissance numérique et industrielle. Tout cela contribue à dégrader la qualité de vie de larges pans de la population. Ces effets aggravent les inégalités socio-économiques, génèrent des tensions politiques, exercent une pression sur les finances publiques, alimentent le mécontentement social et peuvent provoquer des conflits liés à la terre et à l’eau.


L’un des principaux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine est de développer une agriculture moderne et productive, d’éradiquer la faim, d’assurer la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de promouvoir des pratiques agricoles durables. Pour atteindre cet objectif, la lutte contre le changement climatique est désormais une priorité absolue.


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Un Coût élevé : Fonds, Vies Humaines et Opportunités Perdues


Les pertes humaines varient selon les événements et les sources de données, mais les impacts économiques sont déjà manifestes. Les analyses conjointes de l’OMM et de l’ONU estiment que l’Afrique subsaharienne aurait besoin de 30 à 50 milliards de dollars US par an pour financer ses efforts d’adaptation. Ces fonds visent à soutenir des projets dans les secteurs sensibles au climat : systèmes d’alerte précoce, infrastructures résilientes, agriculture intelligente face au climat et gestion durable de l’eau.Pourtant, selon plusieurs rapports, le financement effectif de l’adaptation dans les pays en développement est tombé à 21 milliards de dollars en 2021, entraînant un déficit mondial de financement estimé entre 194 et 366 milliards de dollars par an, l’Afrique étant la région la plus sous-financée.


En raison de la faiblesse budgétaire du secteur public et du manque d’investissement privé, les pays africains peinent à financer leurs politiques d’adaptation. Les coûts liés aux pertes et dommages irréversibles augmentent continuellement. Bien qu’un Fonds pour les pertes et dommages ait été récemment créé, les promesses de contribution n’atteignaient que 768 millions de dollars au 7 avril 2025 — un montant symbolique, mais très insuffisant au regard des besoins du continent.


Selon l’Accord de Paris, l’Afrique aura besoin d’environ 2,8 trillions de dollars entre 2020 et 2030 pour respecter ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN).De même, la Banque africaine de développement (BAD) estime que les besoins totaux s’élèveront à 2,6 à 2,8 trillions de dollars d’ici 2030, malgré une hausse récente des financements climatiques (estimés entre 3,6 et 5,8 milliards). Ces chiffres soulignent la nécessité d’un financement concessionnel massif pour éviter une crise d’endettement.


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Pourquoi L’énergie Verte est au Cœur de la Solution?


Les projets liés à l’énergie verte et au développement durable suscitent un intérêt mondial croissant, bien que les actions concrètes demeurent limitées. Parmi ces initiatives figurent la finance climatique et la promotion d’énergies propres et renouvelables.Le deuxième Sommet africain sur le climat (ACS-2), tenu à Addis-Abeba du 8 au 10 septembre 2025, a largement débattu de ces thèmes. Cette conférence visait à rassembler dirigeants, chercheurs, décideurs, jeunes et partenaires internationaux pour trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Le continent africain dispose de ressources naturelles abondantes, propices aux solutions fondées sur la nature, aux énergies renouvelables et au développement durable. Toutefois, ce potentiel ne peut se réaliser qu’à travers des politiques stratégiques cohérentes et des plans intégrés, mobilisant le savoir endogène et les ressources publiques et communautaires, à l’image du projet du Grand barrage de la Renaissance (GERD) en Éthiopie.Une telle approche permettrait à l’Afrique d’avancer vers l’un des objectifs clés de l’Agenda 2063 de l’Union africaine : « L’Afrique prend pleinement en charge le financement de son développement. »


Une réponse juste et orientée vers la croissance passe par l’énergie propre. Selon le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les investissements énergétiques annuels devraient atteindre 190 milliards de dollars entre 2026 et 2030, dont les deux tiers seraient consacrés aux énergies propres. En 2024, les investissements énergétiques totaux s’élevaient à 110 milliards de dollars, la majeure partie étant encore destinée aux énergies fossiles.Combler cet écart d’investissement offrirait de nombreux avantages : création d’emplois, industrialisation, irrigation moderne, technologies de refroidissement, développement du numérique et réduction des importations. Le secteur connaît déjà un essor rapide, notamment grâce à la croissance des installations solaires. D’ici 2030, l’Afrique devrait connaître une forte augmentation des importations de panneaux solaires à bas coût, stimulée par la baisse des prix et des réformes politiques favorables. Le développement des chaînes de valeur locales, soutenu par la formation, la certification, et la production locale de composants, pourrait créer des millions d’emplois d’ici 2030, tout en consolidant un soutien politique durable en faveur de la transition énergétique.


Ce Qui Doit être Fait Maintenant : Un Ensemble de Mesures Politiques et Financières


Pour avancer concrètement, un paquet climat-finance et politique devrait inclure les mesures suivantes :

  1. Adopter une approche fondée sur le principe des solutions africaines aux problèmes africains, en renforçant les financements concessionnels prévisibles et les outils de réduction des risques. Les bailleurs de fonds et institutions multilatérales devraient accroître les subventions et flux concessionnels destinés à l’adaptation et à la protection sociale.

  2. Pour mobiliser les 2,7 trillions de dollars nécessaires d’ici 2030, il faut une stratégie équilibrée combinant fonds souverains, banques multilatérales de développement, contributions philanthropiques et investissements privés (IDE), avec un accent sur l’adaptation et la réparation des pertes et dommages. Les dettes souveraines devraient être ajustées à travers des clauses de résilience climatique afin de prévenir les crises fiscales liées aux chocs climatiques.

  3. Développer des infrastructures résilientes et des systèmes d’alerte précoce, notamment dans les domaines hydro-météorologiques, de la sécurité hydrique, et de l’agriculture intelligente face au climat.

  4. Accélérer le développement de l’électricité verte en combinant les grandes installations renouvelables avec des mini-réseaux décentralisés pour desservir les 600 millions d’Africains encore privés d’électricité.

  5. Renforcer les chaînes de valeur locales, standardiser les contrats d’achat d’électricité (PPA), et mettre en place des mécanismes de financement basés sur les résultats afin de réduire les risques pour les investisseurs.

  6. Soutenir la formation, la certification et la production locale pour garantir que la transition vers l’énergie propre se traduise par des emplois de qualité et un soutien politique durable.


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Conclusion


L’Afrique n’est pas responsable de la crise climatique — contrairement aux pays développés —, mais elle en subit de plein fouet les conséquences. Le continent perd chaque année 2 à 5 % de son PIB à cause du changement climatique, tout en disposant de ressources publiques limitées pour faire face aux catastrophes.


Alors qu’elle aurait besoin de 277 milliards de dollars par an, l’Afrique ne reçoit que 44 à 50 milliards, un montant insuffisant pour répondre à la fois aux pertes et aux besoins de développement.La solution réside dans le financement de l’énergie verte, associé à des mesures d’adaptation robustes et à des systèmes d’alerte précoce. Cela renforcerait la résilience, réduirait la pauvreté énergétique et créerait des emplois durables. En augmentant les fonds climatiques et en appliquant des réformes efficaces, l’Afrique peut transformer ses défis climatiques en opportunités de croissance inclusive et durable.

Souhaitez-vous que je le mette ensuite en mise en page académique complète (avec résumé, mots-clés et bibliographie indicative) pour publication dans une revue ou présentation à une conférence ?

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